Boukhara


 

Ville de 255 000 habitants, située sur les grandes routes des caravanes, dans les déserts de sable rouges du Kizil Koum et les champs de coton, Boukhara est la 5ème ville d’Ouzbékistan. C’est une véritable « ville-musée » qui compte plus de 360 mosquées (une par jour). Sur dix siècles d’histoire, un véritable condensé de l’art de l’Asie centrale.
Conquise par Alexandre le Grand, étape commerçante au fil des siècles, elle fut détruite par les hordes de Gengis Khan, reconstruite et à nouveau rasée sous Tamerlan, Sans cesse renaissante, cette étape stratégique de la route de la soie à pourtant perdue son importance commerciale à la fin du XVIII° siècle.
Le climat y est assez doux en hiver, mais l’air très sec permet de supporter les grandes chaleurs.



Coups de Coeur Incontournables




Coup de Coeur


Liabi Khaouz

Bordé de Tchaïkhana (maisons de thé traditionnelles) et de restaurants, ce bassin rectangulaire est un havre de vie pour les boukhariotes qui viennent s’y reposer, y jouer aux dominos ou aux cartes ou tout simplement fumer la pipe à eau et boire un thé vert brûlant.

Coupoles marchandes

Seuls trois de ces édifices à vocation commerciale subsistent : Tok i Sarafon (coupole des changeurs), Tok i Tilpan Fourouchon (coupole des chapeliers) et Tok i Zargaron (coupole des bijoutiers). Ces mini marchés, couverts de petites coupoles circulaires étaient toujours bâtis au croisement de rues animées le long de la grande artère du Chakhristan qui reliait le bassin de Liabi Khaouz au Registan

Sitora-i-mokhi Khosa

A quelques kilomètres du centre ville, l’ancienne résidence d’été des khans de Boukhara est située dans un immense parc arboré de 6 hectares. Trois corps de bâtiments aux architectures très différentes (orientale ou russe) transformés en musée : Les appartements et salles de réception d’Alim Khan (dernier Khan de Boukhara), le palais octogonal et le harem se reflétant dans une pièce d’eau. Un havre de paix.





Incontournable


La grande mosquée Kalian

Construite à la fin du XV° siècle et au début du XVI° siècle. C’est l’une des plus grandes mosquées conservées en Asie centrale (127 m x 78 m). 10 000 fidèles pouvaient y rentrer. La galerie de la cour recouverte de 288 coupoles repose sur 208 piliers. La niche à prière (mirhab) est décorée de majoliques de différentes couleurs.

Le minaret Kalian

Erigé au XII° siècle, il devait être le plus solide et le plus beau. A la fin des travaux, il s’écroula sur la mosquée, la détruisant en partie. On le reconstruit et il fut terminé en 1127. Il est parfait dans ses proportions : un tronc conique de 9 m à la base, une hauteur de 46 m, le sommet étant couronné d’une rotonde à 16 fenêtres, bordée de stalactites.

La médersa d'Oulougbeg

Grand monarque, astronome et poète, le petit-fils de Tamerlan avait fait inscrire sur le portail de sa médersa « Le devoir de tout musulman et de toute musulmane est d’aspirer au savoir ». La condition de la femme était déjà évoquée ! Cette médersa est antérieure à celle de Samarcande (1420) et ses dimensions sont plus petites, la décoration moins riche.

L'ark (la citadelle)

C’était le résidence fortifiée des dirigeants de Boukhara. Elle comportait des palais, des casernes, l’hôtel des monnaies et la prison. Située sur la place du Réghistan, c’est là qu’avaient lieu les châtiments corporels dont la fameuse épreuve des 72 coups de bâton. L’aspect actuel de la citadelle date du XVI° siècle. Avec ses constructions et ses fortifications, elle couvre 34 675 mètres carrés.

Le mausolée d'Ismaël Samani

Il est situé au fond du parc Kirov, un des endroits les plus verts de la ville. Construit sous le règne d’Ismaël Samani, l’un des plus célèbres représentants de la dynastie des Samanides qui gouverna la région de 892 à 907. Il s’agit d’une œuvre tout à fait novatrice. Appelé la « perle de l’orient », ce bâtiment, vieux d’un millénaire, séduit par la finesse et l’élégance de ses formes. La décoration faite de briques cuites dont la disposition alternée crée des arabesques est différente sur chaque façade.

Le mausolée de Tchchma Ayyub

La décoration et les formes sont simples. Le mausolée est surmonté d’une haute coupole conique et de plusieurs coupoles sphériques. Un puits serait apparu après que le prophète Job eut frappé le sol de son bâton de pèlerin. A sa mort, il aurait été enterré près de la source. Près de là, se trouve un monument moderne représentant un grand livre entouré d’un croissant et dédié à l’imam Al Boukhari, l’une des personnalités les plus emblématiques de la ville.





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